Mon histoire

Ma première formation en développement personnel a été un choc salutaire.

Jusque-là, chef de projet informatique dans un grand groupe français, je menais ma barque au quotidien, organisant les travaux des différentes équipes pour livrer le projet attendu par le client. Et bien entendu, je pestais régulièrement contre les personnes qui ne comprenaient rien à ce que je demandais, semblaient ramer à contresens, ne respectaient pas mon temps et mon énergie.

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En réalité, j’étais totalement aveugle à la réalité des autres. Mon parcours étudiant et professionnel était entièrement basé sur la technique et l’organisation mais ne prenait absolument pas en compte l’humain, pourtant au cœur de l’industrie informatique : ce sont des humains qui codent, testent et utilisent les outils.

J’avais donc demandé à mon manager d’assister à une formation sur l’ennéagramme, car son sous-titre « Mieux se connaître et mieux communiquer grâce à l’ennéagramme » me laissait penser que j’allais trouver des clés pour mieux me faire comprendre et enfin obtenir les résultats attendus.

 

C’est une toute autre découverte qui m’attendait.

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Lors de cette formation, nous étions une petite dizaine, provenant de différentes entreprises, installés en cercle autour d’une table : un groupe de petite taille, composé de personnes peu susceptibles de se revoir, propice au partage.

L’ennéagramme étant un modèle basé sur 9 types de personnalités, le formateur de Demos  décrivait chaque profil et faisait ensuite un tour de table, chaque personne étant invitée à commenter sur ce profil.

Alors que le formateur décrit le troisième profil, je me sens perplexe : est-ce que des personnes sont réellement ainsi? Quand mon voisin de gauche prend la parole et commence à expliquer sa situation, j’ai l’impression de tomber de la lune : je suis extrêmement sensible à la ponctualité et mon voisin explique que quand il travaille, il est tellement concentré sur son objectif qu’il en oublie le temps. Résultat : sa conjointe l’appelle régulièrement pour lui dire qu’il était censé être rentré depuis deux heures à la maison.

Je pense que mes sourcils ont atteint le plafond quand je l’ai entendu.

 

Ce partage et plusieurs autres ont été sources de stupeur pour moi. J’avais la preuve par ces personnes que des comportements que je jugeais irrespectueux pouvaient avoir d’autres raisons d’être, d’autres motivations : ce n’est pas parce qu’une personne était en retard pour notre rencontre qu’elle ne me respectait pas. Quelle découverte!

Cette formation m’a mise sur le chemin du développement personnel, non seulement pour mieux me connaître moi-même mais aussi pour mieux comprendre les autres. Parfaitement dans le thème de cette formation. J’ai commencé à éplucher les livres et sites autour de l’ennéagramme, à analyser le comportement des autres pour identifier leurs motivations et prendre du recul.

Depuis, l’ennéagramme fait partie de ma boîte à outils.

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Alex Preusser on Unsplash

Deux ans plus tard, alors que je participe à un événement de SNCF au Féminin, je découvre la Communication Nonviolente (CNV). Un deuxième grand choc grâce à une démonstration sans appel de notre formatrice, Laure Galvez.

Lors de cet atelier, nous étions entre 60 et 80 personnes, dans une grande salle. La formatrice demande un.e volontaire, chacun.e se tasse sur sa chaise et je décide d'y aller. Nous sortons toutes les deux de la salle et elle me donne ses consignes : rentrer dans la salle, marcher rapidement devant la scène, regarder ma montre, souffler… Je rentre et je m’exécute.

Laure demande alors à la salle ce qu’ils avaient vu : "elle est en colère", "quelqu’un est en retard", "et c’est pas la première fois apparemment".

J’étais stupéfaite de la différence entre les consignes, factuelles, qui m’avaient été données et les partages, subjectifs, pétris d’interprétation.

 

Bien entendu, je me suis inscrite à la formation complète : 8 sessions qui m’ont énormément apporté, à la fois pour décrypter les raisons de mes émotions (mes besoins) et pour les adresser et passer à l’action (les demandes).

J’étais en bonne voie sur le chemin de la connaissance de soi que j’explorais avec curiosité et enthousiasme.

En parallèle, mon métier d’informaticienne ne me satisfaisait plus autant et je cherchais à changer d’orientation. Lors de mon bilan de compétences, l’accompagnatrice, lors du dernier rendez-vous, me souffle : "Je ne devrais pas vous faire de suggestions mais je vous vois tellement être coach".

Là encore, stupeur de ma part. Coach? C’est quoi ça?

Pas le temps de m’appesantir sur ces bonnes paroles car nous déménageons au Canada en famille. J’avais très envie de retourner vivre à l’étranger : après quelques mois aux USA pour un stage, une année en ERASMUS à Madrid et deux ans à Londres, j’avais à nouveau la bougeotte!

Déménager à l’étranger, même quand c’est un projet que l’on choisit, c’est aussi un défi et il l’est d’autant plus avec des enfants : nous avons découvert en arrivant à Vancouver que l’école termine à 15h, sans garderie et que la cantine n’existe tout bonnement pas. L’écart entre la culture canadienne et française était en réalité plus grand que ce que nous avions anticipé.

 

Ce défi a été pour moi une opportunité.

 

J’ai pris le temps de travailler à mon projet professionnel, avec l’aide d’une coach en carrière, Bénédicte Flouriot, que je recommande chaleureusement. Ce travail m’a permis d’explorer différentes pistes, dont le métier de coach. C’est lors de cette exploration que j’ai gagné une formation en coaching avec Co-Active Training Institute. Signe du destin?

Cette formation a été un moment clé dans mon parcours : lors d’une démonstration, une femme mal à l’aise avec son accent a conclu la session de coaching en prenant l’action d’aller faire du stand up! Clairement, cette action était la sienne et jamais je n’aurais pu conseiller une telle action à quelqu’un.

Cette dimension unique et sur mesure du coaching était totalement en lien avec mes réflexions issues de l’ennéagramme et de la CNV : il ne s’agit pas de plaquer des solutions sur des personnes mais bien d’accompagner la personne dans son introspection pour trouver ses propres solutions, uniques et personnelles.

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Enthousiasmée par cette découverte, je me suis devenue coach via la formation certifiée de Rhodes Wellness  College.
En combinant mon esprit analytique avec la CNV et le coaching, j’apporte à mes client.e.s la clarté et la structure dont iels ont besoin pour avancer.